Tu ne te reconnais plus, tu te poses tellement de questions. Aucunes n'ont de réponses, c'est limite si t'en cherches. T'as l'impression que t'as toujours été comme ça, dans cet état, pitoyable. Tu ne veux même pas t'en sortir, t'en as pas la force, et tu beignes dans cette sensation de mort comme si c'était normal. Tu ne comprends pas, tu ne te comprends plus, tu ne comprends pas non plus les autres. Soi-disant tu te refermes sur toi, et tes amis te reprochent de ne pas leur faire confiance. Peut-être. Mais est-ce une question de confiance en eux ? Je ne crois pas, t'as juste pas confiance en toi. Tu t'en veux de ne pas leur prouver ceci, t'aimerais juste que certains comprennent que t'as pas envie de parler. Parce qu'en réalité, tu sais pas ce que t'as, et que tu veux pas. Ouais, peut-être que tu as toujours été comme ça, depuis si longtemps tu joues un rôle, tu portes un masque, pour te cacher et te faire du mal. Tu dissimules et des fois, t'y arrives plus. Tu leurs demandent juste d'être compréhensifs, tu désires juste qu'ils pensent que ce n'est qu'un passage, et que de retour au quotidien du semblant, qu'ils oublis cette période, qu'ils croient que celle d'avant est revenue. Ecouter des musiques pire que déprimantes, dangereuses, mais elles te font du bien, tu les écoutes en boucle, tu fais tellement attention aux paroles. Tu attaches de l'importance à cet enfer, car pour toi, c'est ton destin. Tu l'as compris, mais tu ne sais pas si tu pourras aller au bout de ce qui t'a été choisis. Mais tout ça c'est de ta faute, t'as qu'à pas être comme ça, t'as qu'à te confier, t'as qu'à montrer que t'es mal constamment, mais tu peux pas, parce que c'est pas toi. Tu ne sais pas si il y un point de départ à cette personnalité, est-ce le fait que au fil du temps, l'accumulation de tant de malheur t'ai bousillée la conscience ? Tu penses déjà à un futur auquel tu ne devrais même pas faire allusion, t'as pas le droit, et toi non plus tu t'y autorises pas. Mais c'est dur. Ta vie n'est plus une routine, tu ne peux même plus appeler ça une vie, elle ne ressemble à rien. « Elle avait les yeux noirs, duquel on voit du gris »...Ils me trompent parfois, que j'ai juste envie de les dissimuler, cette lueur s'en va, je n'arrive plus à la rattraper. Tu ne connais pas l'espoir, pourtant t'aimerais. Comme un éclat de rire vient consoler tristesse, tu connais le bonheur avec eux, mais la réalité d'une merde te reviens toujours à l'esprit, et t'as trop peur qu'un bonheur constant s'en aille comme toutes ces autres fois. Ce n'est qu'éphémère, voilà pourquoi tu ne veux pas t'attacher. Tout ce que t'aimes s'éloigne peu à peu, ça te rend triste, et toi tu n'y peu rien. Encore une fois tu te dis que c'est ta faute. Il n'y à pas de place pour toi parmi les autres, et ce pauvre monde te fais pitié. Toi t'es encore debout, et tu sais pas pourquoi. T'as perdu ta fierté depuis bien longtemps. Ce monde n'est pas pour toi, ce monde n'est pas le tien. T'avances plus, le temps s'est arrêté, tu n'arrives plus à te cerner. Tu voudrais leur dire que tu les aimes, mais eux te montrent que ce n'est pas ce qu'ils attendent de toi, alors tu fermes ta gueule. Tu vois que des gens auxquels tu tiens vont mal, mais aux ne te disent plus rien sous prétexte que toi non plus. Ton attention est juste de les aider, de leur prouver que t'es présente. Tu ne sais plus quoi faire. Tu t'isoles, et te torture sans arrêt l'esprit, parce que tu le mérites. Regarde ce que tu es devenue : rien. C'est pathétique. Et même si quelqu'un fait tout pour que tu te relèves, tu sais que tu retomberas, et qu'à chaque fois tu te feras encore plus mal, au point de ne plus jamais te relever et ce sera tant pis. De toute façon t'attends que ça. En finir. Mais tu le fais pas. Pour beaucoup de raisons. Mais des raisons, t'aimerais en trouver, celles qui te rattaches à la vie, car en attendant, t'en à pas. Mais ça y est, tu sais que bientôt, tu seras redevenue l'acteur et ce sera mieux pour tous. Maintenant, si quelqu'un me demande ce que veux dire cet article, je répondrais juste que ça n'a rien avoir avec moi, moi je vais très bien.
« Faire semblant d'être heureux pour aller gentiment se coucher, mais demain rien n'ira mieux. »
Tu naît alors que t'as rien demandé. Maintenant que t'es en vie t'as déjà l'angoisse de mourir